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Archive for the ‘Pour rigoler’ Category

Jazz that nobody asked for from Benny Box on Vimeo.

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Pour le plaisir

Je peux me flatter d’avoir amené la critique de jazz à un niveau tel que les prochaines crues de la Seine ne pourront, à tout casser, que m’arracher un sourire méprisant accompagné d’un éclair vert dans l’œil.

Boris Vian

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Le critique de jazz

« Les voies du Seigneur étant comme qui dirait impénétrables, on connaît généralement assez mal les motifs qui peuvent pousser un être humain à s’intituler critique de jazz. C’est pourquoi je ne tenterai pas ici de les approfondir ; ceci dit, je vais essayer d’en donner un aperçu.

On peut devenir critique de jazz :
a) Par hasard ;
b) Pour embêter Delauney ;
c) Pour embêter Panassié ;
d) Pour gagner de l’argent (uniquement en Amérique)
e) Parce qu’on n’aime pas le jazz ;
f) Parce que Eddie Barclay vous demande un article (qu’il ne vous paiera pas, naturellement, mais vous avez la gloire) ;
g) Parce qu’on joue dans un orchestre dont personne ne parle jamais, et qu’il faut quelqu’un pour en parler ;
h) Pour avoir la carte professionnelle et toucher des disques à l’oeil ;
i) Parce qu’un ami vous demande de faire sa biographie et qu’il n’ose pas l’écrire lui-même (alors il vous la dicte) ;
j) Parce qu’un fou a l’idée de lancer une revue de jazz, et qu’il vous connaît mal ;
k) Parce que Mezzrow vous a donné sur des tas de disques un avis qui vous paraît pertinent ;
l) Parce que vous sortez du Conservatoire (pourtant, ça n’a aucun rapport) ;
m) Parce que le jazz, tout le monde s’en f… ; alors, ce qu’on peut en écrire ne tire pas à conséquence ;
n) Parce qu’on se figure qu’on « peut » devenir un bon critique de jazz ;
o) Parce qu’on veut avoir les revues de jazz à l’oeil (c’est idiot, il suffit de les chipper quand on ne regarde pas) ;
p) Parce qu’on possède « tous » les disques de Charlie Kunz ;
q) Parce qu’on s’appelle Franck Ténot ou Sylvaine Pécheral ;
r) Parce que c’est la vie, quoi…
s) Parce qu’on parle anglais et on se dit : je vais interviewer Ellington ;
t) Parce qu’on se dit que ça va vous faire apprendre l’anglais ;
u) Par tradition, de père en fils et de fil en aiguille ;
v) Parce qu’il n’y a aucune raison pour que n’importe qui ne soit pas critique de jazz.

Ce sont les principaux motifs. On rencontre parfois des gens du modèle sérieux qui affirment être devenus critiques de jazz par amour du jazz. ces gens-là sont inconscients : il est bien rare que le jazz leur rende l’amour qu’ils lui portent, et d’autre part, comme ils parlent tout le temps, on ne peut jamais écouter les disques. »

Boris VianJazz News, n°3 – mars 1949

(Billet déjà publié dans la précédente version de ce blog, restitué ici pour mémoire et pour rire.)

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Vu sur le blog London Jazz !

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J’attire votre attention sur ce courrier reçu aujourd’hui, et qui lève le voile sur une personnalité aussi capitale que méconnue du siècle du jazz.

« Bien le bonjour chez vous

Vous pensez que vous pouvez faire un petit clin d’oeil sur Bjorg Eskil-Anvar ? Jazzistiquement vôtre chers amis

La biographie de Bjorg Eskil-Anvar Sigrundsen n’est connue que très partiellement. Malgré les importantes recherches des historiens ou musicologues sigrundsnophiles il demeure une part de mystère très importante au sujet de ce personnage singulier et discret, voire secret. Il est né à Stockholm vers la fin des années 30. Il est le fils du grand compositeur Tord Eskil-Anvar Sigrundsen. À l’âge de 3 ans il joue au piano les concertos de Rachmaninov avec une seule main, et aussi du Jelly Roll Morton avec seulement son index, mais le piano ne l’intéresse pas tant que ça et il se met à la trompette. Son père l’emmène aux Etats-Unis où il est pressenti pour jouer dans l’orchestre de Duke Ellington. Malheureusement comme Mozart il est atteint du syndrôme de la Tourette et ses jurons en suédois indisposent le Duke. Déprimé, il sombre dans l’alcool et abandonne la trompette pour se mettre au saxophone infrabasse. Son père veut rentrer en Suède. Le jeune Bjorg fugue pour rester à New York et survit en volant des krisprolls dans les épiceries de la 52ème rue. Il est parfois hébergé par la baronne Panonica de Königswarter qui lui vient en aide. A l’âge de 5 ans il participe aux jams du Minton Playhouse, caché derrière le piano de Monk. Il devient le porteur de valises de Dean Benedetti, qui l’emmène écouter Bird concert après concert. Il développe son propre style et joue avec les plus grands musiciens. Dès lors il devient vite un sideman très recherché par les jazzmen les plus avant-gardistes.

Après plusieurs années de tournées incessantes il rentre en suède, pressentant le mouvement jazz underground qui s’y développera dans les années 90 et 2000. C’est un artiste de l’ombre et son travail est souvent méconnu voir « emprunté » par d’autres. Ainsi à l’âge de 3 ou 4 ans il a rencontré Bartok à New York et l’a aidé à composer ses derniers concertos pour piano. Bien plus tard il écrira aussi la musique de « 2001 l’odyssée de l’espace » pour Stanley Kubrick. L’œuvre sera attribuée à tort à Richard Strauss. En 1962 il crée son propre instrument, le sigründssnophone, instrument hybride entre le trombonne et la contrebasse. Dans les années 70 il invente le système dodécachromatique bitonal, tout en collaborant dans le plus grand secret avec des artistes comme Pierre Boulez, Steve Reich ou les Village Peoples. Il aborde le jazz-rock d’une manière totalement inédite : il décide d’électrifier son sigründssnophone en l’alimentant directement à partir d’une centrale nucléaire, ce qui provoque la catastrophe de three miles island . Il survit miraculeusement à cet accident après avoir pris une décharge de 15 000 gigawatts qui lui occasionnera de graves séquelles (notamment son syndrôme de la Tourette s’agrave considérablement).

Au début des années 80, Mickael Jackson et Quincy Jones sont en panne d’inspiration pour leur projet d’album. Bjorg leur livre secrètement les partitions de « Beat It » (écrit à l’origine pour quatuor à cordes), « Billie Jean » (inspiré par sa relation avec Olga Bilijinovsky) et « Thriller » (inspiré par sa relation avec le fisc suédois). Après cette période il disparaît mystérieusement. Selon certains il serait parti vivre dans un monastère tibétain. Au cours de sa longue carrière il a joué avec les plus grands : Charlie Barker, Miles Dovis, Chet Montgomery, Wes Baker, Jamie Oliver, Art Vandelay, Niels-Henning Orsted Paderpadernils-Pederson… selon la légende, il aurait même à une époque formé un trio avec Richard Nixon et Henry Kissinger (cf la rumeur concernant les fameuses « white house tapes » très recherchées). Il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages de physique quantique et de philosophie malheureusement non réédités. Il fut aussi astronaute et champion de lutte gréco-suédoise.

Plus d’infos : http://www.myspace.com/bjorgeast « 

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Aparté

Il est très amusant de s’intéresser aux mots-clés qui, tapés dans Google, ont mené les internautes tout droit sur votre page. Voyez plutôt :

Je suis, à l’évidence, loin d’être la seule à aimer les Figolus. Il est par ailleurs permis de s’interroger sur les causes de « conséquences déhanchement ».

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