Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘OK’

Le nouvel album de OK, le power trio à deux batteries du guitariste et chanteur Guillaume Magne, est sorti sur le label Carton.

C’est Wet, et c’est ce soir à l’Espace B. C’est terrible, parce que j’aime beaucoup cet album, mais je ne sais pas en parler. J’entends une voix bien plus mûre que ce à quoi on pourrait s’attendre au regard de l’âge de celui qui la porte. Une guitare qui me fait penser au rock indé anglais mais aussi à l’univers d’un Nick Cave (peut-être n’est-ce qu’un fantasme, il y a trop longtemps que je n’ai écouté Nick Cave…), à la fois sombre et poétique. Deux batteurs, Sébastien Brun et Jérémie Piazza, qui tirent vers le brut garage sans lourdeur. De vraies chansons pas répétitives, de vraies paroles, un vrai groupe avec de très beaux moments d’ensemble qui rappellent AlasNoAxis de Jim Black (le dernier). Des mélodies impressionnantes, des inventions jouissives et une patate d’enfer ! Écoutez le tube « Wet » ici et suivez vos pas quand ils se mettent à danser. C’est irrépressible.

http://www.cartoncartoncarton.com/ok.html

Read Full Post »

Comme l’État, avec l’aide des marchés — ou l’inverse — a le délicieux projet d’étrangler lentement mais sûrement à peu près tout ce qui ne produit pas de bénéfices à court terme, comme la lecture de livres (TVA à 7%) ou l’air que l’on respire (déchets nucléaires), dans le but avoué d’accumuler plus de richesses qu’il n’est possible d’en dépenser en une vie, nombre de projets artistiques, culturels et sociaux se voient obligés de réclamer de l’argent ailleurs, auprès de mécènes petits et privés, comme vous et moi.

À ma gauche : OK, trio rock dont le premier EP est paru sur le fameux label Carton. Une guitare, deux batteries et des compos qui défoncent peinard. Pour leur deuxième album, ils ont besoin de 2000 euros. À l’heure où j’écris ces lignes, ils en ont déjà récolté 625. Vous pouvez donner à partir d’ 1 euro, avec des contreparties fonctions de votre don : une vidéo de remerciement, une guitare et, entre les deux, toutes sortes de choses.

Pour faire un don, rendez-vous ici. Il reste 35 jours.

À ma droite : Mingus on Mingus, un documentaire sur Charles Mingus réalisé par son petit-fils Kevin Ellington Mingus. Eux, c’est de 40 000 dollars dont ils ont besoin. Vous pouvez donner 10 dollars, mais à partir de 5000, vous êtes crédité au générique du film comme producteur associé. Ça vaut le coup, hein ?! Ils ont déjà récolté 8000 dollars — notez que c’est loin d’être suffisant pour une nuit à l’hôtel à Cannes.

Pour faire un don, rendez-vous . Il reste 21 jours.

GO !

Read Full Post »

C’est un dimanche soir, dans un bar d’une petite rue du XIXè arrondissement de Paris, qu’on a fêté la naissance de Carton Records : Des disques en carton, une musique en béton.

L’Espace B est plus grand qu’on ne le croit : après le bar, on s’aventure dans un sombre couloir pour atterrir dans une salle de concert insoupçonnée. Sur le comptoir, un saladier de punch. Au fond, quelques fatigués par les gouttes de pluie du week-end sont affalés sur un canapé défoncé. À leur gauche, une table de mixage. De l’autre côté, la scène : un micro, une guitare, et deux batteries.

C’est le groupe OK qui ouvre la danse. Guillaume Magne est à la guitare et au chant, Sébastien Brun et Jérémie Piazza aux batteries (le premier touche un peu les claviers aussi). Ça parle de « Maureen », la batteuse du Velvet Underground, ça parle des concepts que nous utilisons tous les jours, ça parle et on peut comprendre si on en a envie. On peut aussi ne pas se concentrer sur les paroles et laisser passer la musique dans notre corps en fermant les yeux et en se déhanchant légèrement. Puis les rouvrir pour admirer le duo de batteries, mélodique et savoureux. Ils n’en mettent pas partout, c’est bien agréable. Juste ce qu’il faut. Ils prennent soin de laisser de la place au guitariste chanteur qui est devant eux, bien en face de nous, et dont la voix tremble imperceptiblement pendant quelques secondes, parfois.

À la pause on nous apprend que le saladier de punch est un saladier de planteur, j’ai pas bien compris la différence, mais le barman avait l’air d’y tenir. On retrouve l’air frais, la pluie s’est arrêtée, le trottoir est bondé. Linnake, « forteresse » en finois, assure la deuxième partie : Jeanne Added (voix, basse), Julien Desprez (guitare) et Sébastien Brun (batterie) forment un trio aux réminiscences tribales, ni suffisamment lunaire pour être tout à fait psyché, ni suffisamment lent pour être du trip-hop. L’ensemble est entraînant mais contrasté et travaillé. Les ruptures de rythme et les sonorités expérimentales, à la guitare notamment, sont plus fréquentes sur les premières compositions (celles qui sont sur l’EP) que sur les plus récentes, qui sont davantage soutenues par de grandes montées en puissance. On se laisse bercer.

Bon alors, évidemment, tout ça, c’est du rock. Cépadujâze. M’enfin on va pas s’arrêter à un détail près.

Read Full Post »