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Posts Tagged ‘MégaOctet’

Vous rêvez de devenir producteur de cinéma ? Produisez Zicocratie, le documentaire de Richard Bois sur le MégaOctet !

 

À travers l’exemple de l’orchestre dirigé par Andy Emler, le réalisateur Richard Bois tente de comprendre par l’image comment, dans un microcosme sociétal, telles ou telles relations de pouvoir s’instaurent, du fait du comportement du « chef » du microcosme en question. Si le support est la musique, le sujet est davantage l’exploration des rapports humains dans un groupe quel qu’il soit. Richard Bois invite dans cette perspective des intervenants étrangers à la musique, tels que, entre autres, Clémentine Autain (femme politique) ou Patrice Dominguez (joueur de tennis). On suit dans le film la réalisation du nouvel album du Mégaoctet E total (La Buissonne), pendant un an : l’occasion de comprendre comment une telle formation construit, sur la durée, non seulement son répertoire, mais encore son identité.

Zicocratie a besoin de sous de vous ! Permettez que ce documentaire soit visible par tous en participant à sa production ici.

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Big pop comme repère lumineux dans le firmament de la musique improvisée, Big jazz comme hommage à l’inventivité, au volume, à la profondeur.

Le big nouveau est arrivé : Alphabet de Sylvain Rifflet. Non content de sortir une perle chez Sans bruit il y a quelques semaines à peine avec le disque Beaux-Arts, le saxophoniste et clarinettiste Sylvain Rifflet s’attaque maintenant à l’Alphabet aux côtés de Philippe Giordani (g), Jocelyn Mienniel (flûte) et Benjamin Flament (perc). L’électronique est présente chez tous les instruments, non à la manière d’un remplissage verbeux mais pour modifier reliefs et volumes. Les compositions jouent constamment sur l’attente que l’on peut avoir de l’assemblage de tel instrument avec tel autre et en prend évidemment le contre-pied, pour créer des boucles évolutives qui rappellent quelque chose de la musique spectrale (par exemple les boucles dans Les Nègres de Lévinas) et minimale (Steve Reich) pour la forme et quelque chose d’un mélange de King Crimson avec Nine Inch Nails pour le fond. Des sortes de plateaux sonores s’enchâssent les uns dans les autres comme les vagues creusent le rivage. C’est finalement un objet totalement nouveau qui rencontre les oreilles, sophistiqué mais non hermétique, inspiré par des musiques antagonistes mais d’une très grande homogénéité. Chapeau. [Le disque est en téléchargement libre et disponible à l’achat sur la même page. On peut lire pour compléter la superbe revue fouillée de Maître Chronique ici.]

Le big parmi les bigs : E total du MégaOctet d’Andy Emler. Ça y est, il est arrivé. Le dernier disque du MégaOctet est sorti au début du mois de mai. L’orchestre est devenu star au fil d’albums qui portent invariablement la marque de leur compositeur ; le son Andy Emler y est immédiatement reconnaissable, et totalement indispensable — en témoigne l’abandon du projet Dionysos, où chaque musicien avait été mis à contribution comme compositeur, comme si le groupe ne se reconnaissait plus. C’est un MégaOctet plus « mature » qui nous revient là, « mature » mis entre guillemets parce qu’il est ironique et presque ridicule de parler de maturité au sujet d’un orchestre qui a plus de vingt ans et d’un compositeur qui n’a plus besoin de faire ses preuves depuis longtemps. Non, « mature » parce que l’ensemble paraît ici avoir été marqué de sa belle marque, avoir laissé ses empreintes sur sa propre musique, et l’avoir ainsi rendue plus profonde, si c’était possible. Les morceaux creusent davantage leurs propres ornières que sur les disques précédents, sont plus sombres, plus mélancoliques peut-être, mais sans jamais que le tout en soit plombé, bien au contraire. On retrouve la joie du partage, la discrétion du marionnettiste de l’ombre Andy Emler, et le plaisir du concept : avant c’était le rugby, maintenant c’est le Mi (E en anglais) : tous les morceaux reposent sur une fondamentale de Mi. On découvre aussi la beauté de Laurent Dehors dans une ballade, ou encore Élise Caron en invitée sur un hommage à Zawinul. C’est un nouveau coup de maître que le MégaOctet (Andy Emler piano, compositions, direction, Laurent Blondiau trompette, bugle, Laurent Dehors saxophones ténor et soprano, clarinettes, Thomas de Pourquery saxophone alto, voix, Philippe Sellam saxophone alto, François Thuillier tuba, Claude Tchamitchian contrebasse, Eric Echampard batterie, François Verly marimba, tablas, percussions) nous livre, accompagné d’une vidéo tournée par Richard Bois pendant l’enregistrement sur le label La Buissonne.

Deux disques seulement sur cette playlist, mais deux disques qui, dans des registres totalement différents, font honneur à l’imagination, la créativité, la fête… bref, Big music.

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Radio chez Prévost, festival nouveau, concerto décembro.

Sur le site de France Musique est disponible en écoute pendant un mois à partir d’aujourd’hui un concert enregistré à Radio France dans le cadre de l’émission « Le bleu, la nuit » de Xavier Prévost : il s’agit de Présences d’esprits, une commande à Andy Emler, qui réunit le Mégaoctet (neuf musiciens), Archimusic, dirigé par Jean-Rémy Guédon (huit musiciens) et Elise Caron. Pendant une heure se succèdent des compositions d’Andy Emler et de Jean-Rémy Guédon arrangées pour les deux orchestres, c’est la demi-heure finale qui constitue à proprement parler les Présences d’esprits. Elise Caron y joue un remarquable solo comico-disloqué de flûte et de chant. De la présence, ça, il y en a. Et s’il y a des esprits, ce sont ceux des plaisirs de la musique.

Et ce n’est pas fini ! Après le concert sont diffusés des extraits des nouveaux albums de Jérôme Sabbagh, Rockingchair, le Bruit du [sign] (vu qu’on en parlait hier, c’est quand même trop génial) et Adrien Varachaud.

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Pour retrouver le Mégaoctet, rendez-vous le 6 janvier au Studio de l’Ermitage pour la soirée d’ouverture du Brain festival.

À l’initiative de Thomas de Pourquery (l’un des saxophonistes du Mégaoctet), les musiciens de 25 concerts répartis dans toute la France sur trois mois s’engagent à reverser leur cachet au profit de la recherche sur les maladies neuro-dégénératives (Alzheimer, sclérose en plaques, Parkinson…). Du trio Journal intime à celui de Jean-Philippe Viret en passant par Rockingchair, Vincent Courtois et Louis Sclavis ou encore le Jus de Bocse de Médéric Collignon, ce ne sera que du beau monde pour une bonne cause. Le concert de clôture aura lieu le samedi 2 avril à Paris avec le Surnatural Orchestra et ses invités : à ne pas manquer non plus !

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D’ailleurs, vu qu’avril c’est loin, signalons que le Surnatural Orchestra fête ses dix ans les 20 et 21 décembre au Studio de l’Ermitage, et que y’a des chances que ce soit mortel. Moi j’dis ça, j’dis rien.

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À lire : l’interview de membres du Brain Festival sur Citizen Jazz !

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À chaque changement de saison les blogueurs du Z Band (voir la liste des blogs ci-contre) publient un article sur un thème commun ; aujourd’hui, les big bands.

Voici vingt et un ans qu’existe le MégaOctet d’Andy Emler, et cinq ou six ans qu’on en parle beaucoup. Il pleut des récompenses sur ce groupe (Victoires du jazz notamment) qu’on a vu cet été à Vague de Jazz en Vendée ou à la Tour d’Aigues en Avignon. Quelle que soit la scène sur laquelle le big band se produit, il rencontre toujours un franc succès. Sa musique est imprégnée d’énergie rock, orchestrée à la baguette mais de telle manière qu’elle laisse suffisamment de liberté aux solistes pour qu’aucun concert ne se ressemble. Car c’est un orchestre de solistes ; son leader n’écrit pas pour un instrument mais pour une personnalité.

Dans le sens des aiguilles d’une montre figurent sur la photo (© Sylvain Gripoix) Andy Emler d’abord, à midi et au piano et compositions, François Thuillier (saxhorn basse, tuba basse), François Verly (percussions), Laurent Blondiau (trompette), Thomas de Pourquery (saxophone alto), Laurent Dehors (saxophone ténor, clarinette basse, cornemuse), Claude Tchamitchian (contrebasse), Philippe Sellam (saxophone alto) et Eric Echampard (batterie).

Cinq albums et un DVD, le Mégaoctet est en forme. Andy Emler, s’il est discret au piano, est un excellent accompagnateur, un fabuleux « orchestreur ». La musique s’emboîte et roule ; les solistes rivalisent de virtuosité et de drôlerie ; les concerts transpirent la camaraderie. L’ambiance change au gré des invités : Beñat Achiary en pays basque, Elise Caron en Vendée. Même s’il paraît huilé au centimètre près, le MégaOctet se révèle assez souple pour accueillir d’autres personnalités musicales – lesquelles ne sont toutefois pas très éloignées, puisque Beñat Achiary en a été membre et qu’Elise Caron gravite autour de ses musiciens.

Bref, ne manquez pas un concert du MégaOctet, vous ne pouvez pas être déçu.

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Chez les autres membres du Z band, vous entendrez parler du P.O.M. (Jazz, Chroniques et coups de coeur), du New Large Ensemble de Carine Bonnefoy (Ptilou’s Blog), de Thelonious Monk (Mysteriojazz), du G9 Gipfel Berlin (Jazz à Berlin), du DJ Big band et Aka Moon (Jazzques), du CinéXtet de Bruno Regnier (La Pie blésoise), et des trois Fanfare du Belgistan, SPOUMJ et Surnatural Orchestra (Jazz à Paris).

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