Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘Guillaume Roy’

 

Neige rien

Théâtre musical et poétique

Les murs ont encore changé à l’Atelier du Plateau, merveilleuse petite salle de théâtre, de musique et de cirque du XXè arrondissement de Paris : tout blancs et semés de figures géométriques pastel ; c’est un grand « freaking out » qui nous accueille à l’entrée. La scène est presque vide, quelques chaises, une contrebasse couchée. Un gâteau à la carotte et au citron vert plus tard, elle est investie par un violon et deux comédiennes. Claude TchamitchianGuillaume RoyChristine Roillet et Corinne Frimas mettent en musique et en lumières (Marie Bellot) les mots de Valérie RouzeauNeige rien, dans une mise en scène de Michel Froehly. À l’image des poèmes, le spectacle est drôle, touchant, vivant.

Lire la suite sur Citizen Jazz

Read Full Post »

Le studio Charles Trénet à Radio France est plein ce samedi 22 janvier pour écouter le trio Amarco et le quartet Dupont T. Le premier est improvisé, acoustique et tout en cordes ; le second plutôt écrit. Les deux groupes sont nés à l’initiative de leurs contrebassistes respectifs, Claude Tchamitchian et Hubert Dupont.

Contrebasse, alto, violoncelle. Si la première est à l’initiative de la formation, aucun leadership affiché. Tout y est question au contraire de composition instantanée, d’échange au présent, de création collective d’un paysage construit par tous et nourri par chacun.

À force de jouer ensemble, des motifs reviennent : le trio sera toujours plus proche de la musique contemporaine que du post punk. Pourtant rien d’abscons ni d’hermétique, Claude Tchamitchian, Guillaume Roy et Vincent Courtois habitent leurs instruments – il n’est que de voir leurs drôles de mimiques de concentration, et l’acoustique accentue cette incarnation. La musique court, grimpe, accroche, agrippe, saisit et apaise en même temps, parce qu’elle nous relie à nous-même.

Dans Amarco (photo © Carine Tedesco), on entend arco (archet) et cordes, mais aussi Amarcord, le film de Fellini, qui signifie à peu près « je me souviens » ; le disque qui va paraître chez Emouvance le 18 mars commence par « Les palais oubliés ». On n’y entend évidemment aucune composition, simplement la musique qui a été jouée à ce moment-là par ces personnes-là. « Ce qu’on appelle « musique », c’est en réalité des gens, ce n’est pas une chose non corporelle qui existe en soi… « , rappelle Steve Coleman.

Après cette baffe émotivo-sonore, le quartet Dupont T paraît bien léger… Compositions au cordeau, polyrythmiciens impressionnants, improvisateurs démentiels… et pourtant, rien ne se passe. On ne sort pas du schéma thème-chorus-thème, on ne décolle pas avec les musiciens. Hubert Dupont, Yvan Robillard qui épate au piano, Denis Guivar’ch, merveilleux saxophoniste et Chander Sadjoe, qui en met un peu (trop) partout à la batterie, proposent une musique dont on a du mal à sortir, dans laquelle on se sent comme emprisonné, malgré la beauté des mélodies. Dommage, pour d’aussi bons musiciens.

Les deux concerts de Radio France seront diffusés dans l’émission Le bleu, la nuit… de Xavier Prévost sur France Musique les 12 et 19 février, et en écoute pendant un mois après. Amarco est en concert de sortie de disque le 17 mars au Triton, aux Lilas (93).

Read Full Post »