De temps en temps, une petite bulle d’eau poétique éclate dans l’air, derrière vous, comme si de rien n’était. Vous vous retournez, et tout un paysage est déroulé devant vos yeux, un paysage de nature, de montagnes, bleu, vert, jaune. Attendez encore un peu et un animal surgira de derrière les fourrés.

Florin Flora
L’animal, c’est Florin Flora, un Chilien installé à Paris qui a composé, joué et enregistré seul tous les morceaux de ce premier album solo, Terciopelo — velours. Pop et folk lointaine, chantée en espagnol et accompagnée à la guitare, à la batterie, au violon, au banjo, à la mandoline, au clavecin, à l’accordéon, au xylophone et j’en passe, Terciopelo nous raconte ses histoires au creux de l’oreille. À la fois gaies et mélancoliques, les compositions sont un entrelacs de sensations, de souvenirs et de rêves, qui convoquent des paysages mais aussi une multitude de personnages, du plus vieux au plus jeune (“Los Niños de mi Casa”). Comme si Florin Flora se mettait dans la peau de tous les âges de la vie, afin de retrouver le sien.